Estrées-lès-Crécy
La mémoire de la commune
Estrées-lès-Crécy est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Depuis juillet 2020, la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.
Au fil de l’histoire
Des poteries romaines ont été découvertes à l'endroit où on suppose avoir été construites les premières habitations.
En 1251, le seigneur du lieu est Bernard d'Amiens.
Selon la tradition, l'église n'est que la chapelle d'un château disparu depuis très longtemps.
Une partie de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, s'est déroulée dans le vallon autrefois appelé Bulincamps et désigné depuis par « la vallée des Clercs ».
En 1625, des soldats autrichiens ravagent le village. Les habitants s'illustrent dans les combats. Une nouvelle attaque, en août de la même année, conduit à l'incendie de toutes les maisons.
Pendant la guerre de 1870-1871, la localité subit l'occupation allemande. Une contribution de guerre est imposée.
Les origines du nom
En 1235, Strata est attesté, dans un cartulaire de Berteaucourt. Dès 1301, Estrées est relevé (Pouillé). L'Histoire ecclésiastique d'Abbeville mentionne Estrée-les-Cressy en 1646. En 1778, G. Delisle relève Estrée-Cauchie. La forme actuelle, Estrées-lès-Crécy, figure sur une carte d'état-major de 1836.
Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le Nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine.
Pour Estrées, il s'agit de la voie allant de Lyon à Boulogne-sur-Mer, dite chaussée Brunehaut.
Un patrimoine à découvrir
Croix de Bohême, rappelant la bataille de Crécy. Dressée en pleine campagne, sur le territoire de la commune d'Estrées-lès-Crécy, au bord la route de Fontaine-sur-Maye, sur les lieux supposés de la mort du roi de Bohême Jean Ier, cette croix, très ancienne et usée par l'érosion daterait du XIVe siècle. C'est le plus ancien monument commémoratif connu de la bataille de Crécy. Le monument fut légèrement déplacé et son socle rénové en 1902.
Église Notre-Dame-de-l'Assomption, inscrite aux monuments historiques en 1926, Notice no PA00116147, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Monument aux morts pour la patrie, sur la place, devant la mairie.
Chapelle Saint-Michel : petit oratoire en brique édifié au début du XXe siècle à la mémoire d'un fils disparu.
Des vies liées à la commune
Thibault Poissant (1605-1668), sculpteur et architecte, né à Estrées-lès-Crécy, ayant contribué aux églises de Reims (Marne) et des Andelys (Eure), au château de Saint-Fargeau (Yonne), ainsi qu'à Paris à l'église Saint-Sulpice, à l'hôtel Carnavalet et au palais des Tuileries.
Maurice Poissant (1883-1969), homme politique français, né dans le village.
Camille Choquier (né en 1941), footballeur français, né à Estrées-lès-Crécy.
Le paysage et le village
Estrées-les-Crécy est un village picard du Ponthieu.
Limitrophe de Crécy-en-Ponthieu, la localité est située à 18 km au nord-est d'Abbeville et à 48 km au nord-ouest d'Amiens, à vol d'oiseau.
Les communes limitrophes sont .
Le sol est argileux sur Branlicourt, calcaire sur Crécy, siliceux sur Bézancourt. Des grès sont présents dans le sous-sol.
Les puits qui fournissent l'eau aux habitants en 1899 sont creusés à une profondeur moyenne de 40 mètres.
Le plateau sur lequel s'étend le village est de faible altitude. Il est limité au sud-ouest par la vallée de la Maye et au nord par les hauteurs de la vallée de l'Authie.
En 1899, deux écarts correspondant à des fermes, sont signalés pour la localité : Branlicourt à 1,5 km et le Bois d'Ausse à 3 km.


